L’artificialisation des littoraux, souvent perçue comme une simple destruction d’habitats, a un impact bien plus insidieux qu’il n’y parait sur la biodiversité marine.
Une équipe française de l’EPHE – PSL et de l’Université de Montpellier, impliquant des laboratoires de recherche sous tutelle du CNRS et les entreprises SPYGEN et Andromède Océanologie, révèle, grâce à l’ADN environnemental, un paradoxe écologique : si les ports de plaisance le long de la côte méditerranéenne française abritent chacun près de deux fois plus d'espèces de poissons que les sites naturels adjacents, ils révèlent une uniformisation des communautés de poissons à l'échelle régionale.