Microscope Keyence

Un microscope numérique à la disposition de la recherche à Bordeaux

Depuis septembre 2025, l’EPHE – PSL met à disposition des chercheurs un microscope numérique « Keyence » au sein d’Archéosciences à Bordeaux. Retour sur un instrument unique en son genre désormais au service d’une communauté de recherche pluridisciplinaire, notamment en SHS.

Le microscope Keyence était basé au Campus Condorcet jusqu’à l’été 2025. Face à l’investissement de plusieurs dizaines de milliers d’euros consentis pour acquérir cet objet dans le cadre du projet ERC HisTochText (2018-2024), il a été décidé de lui offrir une seconde de vie au sein du laboratoire d’Archéosciences, où un ingénieur de recherche est affecté à l’animation de ce matériel.

 

Une initiative du réseau RESILIENCE

À la fin du projet HisTochText, un recensement des outils et services utiles au réseau de recherche RESILIENCE a été lancé. Cette infrastructure de recherche spécialisée dans l'étude du religieux sous toutes ses formes, vise à la mise en réseau de chercheurs et de ressources ainsi que le développement d'outils innovants.

 

« Ce type d'outil très coûteux, est rarement accessible dans des projets de SHS. Il nous fallait une plateforme d'accueil réunissant à la fois l'espace et le personnel compétent pour le mettre ainsi à disposition de l'ensemble des chercheurs EPHE et du consortium européen RESILIENCE ». 

Aurélie Jouvenel, Coordinatrice du programme RESILIENCE PPP

 

Au cœur d’Archéosciences Bordeaux

Le laboratoire Archéosciences Bordeaux, sous tutelle de l'Université Bordeaux Montaigne, du CNRS, de l'École Pratique des Hautes Études et de l'Université de Bordeaux, répondait à tous ces critères. Dès l’origine, il a été pensé pour réunir des spécialistes de disciplines très différentes, chacun mettant en partage leurs connaissances, approches et méthodes au service de questionnements communs sur la matérialité des œuvres et les matériaux du patrimoine d'une façon générale.

 

Décrypter des matériaux anciens

Cet outil de pointe et polyvalent permet l’analyse fine, non invasive et en profondeur des restes humains et des matériaux patrimoniaux : céramiques, métaux et alliages, matériaux géologiques, minéraux, textile, papier, manuscrits etc. Accessible à une large communauté scientifique, il ouvre de nouvelles perspectives pour l’étude de la matérialité du patrimoine historique en SHS : papyrus, sceaux, manuscrits… ou l’étude des restes humains en bio-anthropologie.