Sophie
MINON
Directrice d'études
Section : Sciences Historiques et Philologiques
Chaire : Dialectologie grecque
Thématiques :
Philologie et sciences des textes

Biographie

Après un cursus de Lettres classiques à l'Université Paris 10, l'Agrégation de Grammaire (1988, rang d'admission 1ère), trois années d'A.T.E.R. et une année comme boursière à la Fondation Thiers, Sophie Minon soutint en 1994, sous la direction de L. Dubois (EPHE), une thèse intitulée Les tablettes éléennes du VIe et du Ve siècle a. C. Édition, étude dialectologique et historique.

 

Elle fut élue la même année maître de conférences en philologie ancienne à l'Université Toulouse Le Mirail. Elle obtint ensuite sa mutation, successivement à Lille 3, puis à Paris 10, où elle publia, en 2007 une version augmentée de sa thèse, en deux volumes, sous le titre : Les inscriptions éléennes dialectales. Textes, Grammaire et vocabulaire institutionnel (HEMGR 38).

 

Une année de délégation au CNRS (2007-2008) passée à l'IAS de Princeton lui permit alors de mener à bien en vue de l'habilitation à la recherche qu'elle soutint en 2009, avec L. Dubois comme garant, sous le titre : Les dialectes d'Argos et d'Épidaure au contact de l'attique puis de la koinè, de l'époque classique à la fin du Haut-Empire.

 

Elle fut élue professeur à Lyon 3 en 2013, membre senior de l'I.U.F. en 2014, puis directeur d'études à l'EPHE, en 2015, sur la chaire de Dialectologie grecque.

 

Elle est responsable du projet LGPN-Ling de dictionnaire étymologique et sémantique des noms de personnes du Lexicon of Greek Personal Names d'Oxford (dir. R. Parker), qui fut sélectionné en 2017 par l'Agence nationale de la recherche.

Programmes de recherche

Programmes de recherche, au sein de l'UMR8210 (AnHiMa) :

  • codirection avec Denis Rousset, directeur d'études à l'École Pratique des Hautes Études - PSL, du programme Recherches philologiques et historiques sur les inscriptions grecques et collaboration dans ce cadre, depuis 2003, au Bulletin épigraphique de la Revue des études grecques, recension annuelle des publications dans ce domaine dirigée par Denis Rousset.
  • coordination depuis 2015 du projet LGPN-Ling de dictionnaire étymologique et sémantique des noms de personnes grecs antiques, versions numérique et imprimée. Ce dictionnaire est conçu comme la mise à jour de l'ouvrage fondateur de Fr. Bechtel, Die historischen Personennamen des Griechischen bis zur Kaiserzeit (HPN 1917) à partir des huit volumes actuellement parus du Lexicon of Greek Personal Names d'Oxford (ca 400 000 individus répertoriés, porteurs d'environ 40 000 noms différents). Le corpus des noms de personnes étudiés (environ 36 000 au total) est un peu inférieur à celui du LGPN : certains d'entre eux, en effet, seulement hellénisés par le suffixe, sont en fait d'origine linguistique non grecque (thrace, celtique, iranienne, anatolienne, égyptienne, sémitique, italique ou étrusque). L'accroissement du corpus, de 140% par rapport aux HPN, s'explique par l'extension géographique et chronologique du domaine d'étude, qui comprend l'essentiel du bassin méditerranéen (Égypte et Syrie non comprises), de la période archaïque au début de l'époque byzantine.

Notre objectif est d'offrir l’analyse la plus complète possible du sémantisme de chaque nom grec.

D'une manière générale, trois raisons principales fondent le choix de l'idionyme : 1) le sens étymologique ; 2) les représentations idéologiques et culturelles associées –véhiculées notamment par les noms propres des autres champs de l'onomastique exploités–, qui sont elles-mêmes fonction des différents réseaux d'appartenance de l'individu, du plus large, le monde hellénique puis gréco-romain, au plus étroit, le cercle familial ; 3) la transmission patrimoniale, qui relève de ce seul dernier cercle.

Il s'agit, dans ce cadre, d'explorer, à partir du lexique, avec lequel l'anthroponymie est en étroite relation d'imbrication –et en s'appuyant sur les collocations phraséologiques pour les noms di- ou tri-bases–, la part plus nettement dénotative de la signification du nom; et en corrélation avec les données plus proprement individuelles disponibles au-delà du strict champ linguistique, qu'elles soient prosopographiques, relèvent d'autres champs de l'onomastique ou ressortissent plus largement à divers contextes géo-historiques et socio-culturels, la part plus proprement connotative de son sémantisme.

Après un cursus de Lettres classiques à l'Université Paris 10, l'Agrégation de Grammaire (1988, rang d'admission 1ère), trois années d'A.T.E.R. et une année comme boursière à la Fondation Thiers, Sophie Minon soutint en 1994, sous la direction de L. Dubois (EPHE), une thèse intitulée Les tablettes éléennes du VIe et du Ve siècle a. C. Édition, étude dialectologique et historique.

 

Elle fut élue la même année maître de conférences en philologie ancienne à l'Université Toulouse Le Mirail. Elle obtint ensuite sa mutation, successivement à Lille 3, puis à Paris 10, où elle publia, en 2007 une version augmentée de sa thèse, en deux volumes, sous le titre : Les inscriptions éléennes dialectales. Textes, Grammaire et vocabulaire institutionnel (HEMGR 38).

 

Une année de délégation au CNRS (2007-2008) passée à l'IAS de Princeton lui permit alors de mener à bien en vue de l'habilitation à la recherche qu'elle soutint en 2009, avec L. Dubois comme garant, sous le titre : Les dialectes d'Argos et d'Épidaure au contact de l'attique puis de la koinè, de l'époque classique à la fin du Haut-Empire.

 

Elle fut élue professeur à Lyon 3 en 2013, membre senior de l'I.U.F. en 2014, puis directeur d'études à l'EPHE, en 2015, sur la chaire de Dialectologie grecque.

 

Elle est responsable du projet LGPN-Ling de dictionnaire étymologique et sémantique des noms de personnes du Lexicon of Greek Personal Names d'Oxford (dir. R. Parker), qui fut sélectionné en 2017 par l'Agence nationale de la recherche.