Karnak Sanctuaires osiriens - Copyright Laurent Coulon

Comprendre l'émergence d'Osiris dans le paysage religieux de Karnak

La rive ouest de Louqsor est célèbre pour ses temples funéraires et tombes, où le dieu des morts, Osiris, est omniprésent. À l’est, le complexe du dieu Amon-Rê à Karnak est consacré au contraire aux cultes des vivants.

Comment rendre compte alors de la multiplication, au Ier millénaire av. J.-C., de sanctuaires osiriens en périphérie de Karnak ? À quels besoins nouveaux répondent-ils ?

 

Ce sont les questions qui sont au cœur des travaux de la mission Sanctuaires Osiriens de Karnak, co-dirigée par Laurent Coulon (Collège de France, EPHE – PSL) et Cyril Giorgi (Inrap). 

 

"Deux types d’édifices sont au cœur de nos travaux. D’abord, des catacombes osiriennes d’époque ptolémaïque mises au jour en 1993 et dont nous poursuivons l’étude des décors brisés en milliers de fragments d’enduit peint. Ces catacombes, qui servent de dernière demeure aux figurines osiriennes fabriquées chaque année lors des fêtes de Khoiak, ont trouvé des parallèles à Oxyrhynchos ou Giza notamment. L’importance de l’investissement royal dans ces édifices témoigne de l’« osirianisation » tant au niveau local que suprarégional."

Laurent Coulon

 

 

La mission Sanctuaires osiriens de Karnak fouille et restaure par ailleurs un ensemble de chapelles (VIIIe-VIe s. av. J.-C.) dédiées chacune à une forme particulière d’Osiris (par exemple « maître des aliments »). Elles constituent une série de « guichets » pour l’action d’Osiris vers les vivants et servent aussi de stations pour les processions divines.

 

 

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