Avis de soutenance - doctorat - Bruno CORCOS

Informations pratiques
Ecole doctorale 472
Maison des Sciences de l'homme
54 boulevard Raspail
75006 Paris
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Soutenue par Bruno CORCOS

Pensée artificielle : éléments sur l'articulation de la pensée et du langage

Le sujet est celui de la pensée artificielle, autrement dit celui de la forme de la pensée. Car d'une part, la pensée englobe le langage qui est une forme. D'autre part, en comprendre le fonctionnement passe par des formes explicatives qui participent aux modèles informatiques, mathématiques, conceptuels contribuant à automatiser la pensée. 1) Quelle est la forme de la pensée ? Si la pensée fonctionne, elle est faite de processus de pensée interopérants dont les aspects sont à la fois liés à la connectivité neuronale et aux fonctionnalités cognitives. Mais plusieurs modes de compréhension du langage peuvent être différenciés, et ils confirment une capacité d'abstraction qui échappe aux contraintes formelles du calcul. Par conséquent, quelles sont les conditions d'existence de formes non nécessairement calculables ? 2) Où se trouve le centre de la pensée ? La spécialisation cérébrale dissocie le langage des autres compétences cognitives majeures ansi que leurs représentations abstraites respectives. Par conséquent, l'existence d'un réseau centralisé de représentations générales étant écartée, quels sont les critères de spécificité du langage affinés par les facteurs de sélectivité du langage, des mathématiques et du code informatique ? 3) Quelles sont les implications sur la pensée ? A l'intérieur des réseaux langagiers, des processus de compréhension opèrent en s'opposant aux contraintes formelles, conformément aux exemples du protolangage et des constructions disloquées. A l'extérieur des réseaux langagiers, la pensée fait preuve d'une certaine robustesse conceptuelle. Par conséquent, quels sont les indices de pertinence d'une organisation cérébrale intégrant des noyaux conceptuels indépendants des traitements spécifiques à la forme ?

Artificial thought: elements on the articulation between thought and language

Artificial thought depends on the question of the form of thought. On one side, thought covers language which is a form. On the other side, to understand how the thought works requires explanatory forms in computational, mathematical and conceptual models which contribute to an automatization. 1) What is the form of thought? If thought works, it could be a set of interoperating processes whose aspects are linked to both neural connectivity and cognitive functionality. However, we can distinguish several modes of thinking in language understanding, and confirm a capacity for abstraction that escapes the formal constraints of computation. Consequently, what are the conditions for the existence of forms that are not necessarily computable? 2) Where is the area of thought? Brain specialization dissociates language from other major cognitive skills and their abstract representations. Consequently, ruling out the existence of centralized and general representations, what are the criteria for language specificity refined by the selectivity factors of language, mathematics and computer code? 3) What are the implications for thought? Inside the language network, understanding processes operate in opposition to formal constraints, as illustrated by the examples of protolanguage and dislocated constructions. Outside the language network, thought exhibits a certain conceptual robustness. Consequently, what are the indices of a brain organization integrating conceptual cores independent of form-specific processing?
Directeur de thèse :
Jean BARATGIN
Unité de recherche :
Cognitions humaine et artificielle
Membres du jury :
  • Directeur de thèse : Jean BARATGIN , Professeur des universités (Université Paris 8)
  • CoDirecteur de thèse : Gilles COL , Professeur des universités (Université de Poitiers)
  • Président : Isis TRUCK , Professeur des universités (Université Paris 8)
  • Examinateur : François NEMO , Professeur des universités (Université d'Orléans)
  • Rapporteur : Frédéric LAMBERT , Professeur émérite (Université Bordeaux Montaigne)
  • Rapporteur : Jean-Pierre BRIOT , Directeur de recherche émérite (Sorbonne Université - CNRS)
Diplôme :
Doctorat Systèmes intégrés, environnement et biodiversité