Avis de soutenance - doctorat - Alix CHAGUÉ

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Ecole doctorale 472
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H3T IN8 Montréal
Canada
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Soutenue par Alix CHAGUÉ

Reconnaissance automatique de texte et documents historiques : défis méthodologiques de la production de vérité de terrain

La transcription automatique permet de transposer le texte, qu'il soit imprimé ou rédigé à la main, présent dans un document physique source vers un format de texte numérique. Cette transposition a de nombreuses finalités pour la société en général, et ce, dès le développement des traitements de texte dans les années 1960, mais aussi plus particulièrement pour les chercheurs et chercheuses qui travaillent aujourd'hui à partir de textes issus de documents historiques. Justement, l'application de la transcription automatique aux documents historiques soulèvent des défis méthodologiques importants, dans la mesure où, en dépit des importantes avancées connues par cette technologie depuis le milieu des années 2010, les écritures qu'ils contiennent ne sont pas toujours bien traitées. L'amélioration des modèles actuels s'appuie sur l'amélioration des architectures d'apprentissage, mais aussi sur la production de données d'entraînement. Cependant, il n'existe pas de protocole pour guider la création de ces données, et derrière l'apparente unicité du procédé d'annotation que requiert leur création, disparaît la nécessité de reconnaître la diversité des approches de la transcription qui sont mises en oeuvre par les producteurs de données d'entraînement. Cette thèse de doctorat analyse la question de la production des données d'entraînement afin de contribuer à améliorer la définition de protocoles de productions tout en prenant en compte la diversité des pratiques. Elle intègre les enjeux de la Science Ouverte comme un fil conducteur pour envisager ces défis. Le cadre de cette thèse est défini par un état de l'art des technologies d'apprentissage mobilisées actuellement pour réaliser la transcription automatique de documents historiques, incluant un test de benchmark, ainsi qu'une analyse des situations d'usage, en particulier dans les institutions culturelles et pour les humanités numériques. La recherche présente une solution infrastructurelle pour le partage des données d'entraînement et faciliter leur découverte et leur réemploi. Ayant identifié les freins à la mise en commun des données, elle présente aussi un cadre pour comprendre la diversité des cadres d'annotation mis en oeuvre et améliorer la manière dont ils sont décrits et documentés.

Automatic Text Recognition and Historical Documents: Methodological Challenges in the Production of Ground Truth

Automatic transcription enables the conversion of text—whether printed or handwritten—from a physical source document into a digital text format. This conversion has served many purposes for society at large, dating back to the development of word processors in the 1960s, but it is particularly valuable for researchers who today work with texts derived from historical documents. In fact, applying automatic transcription to historical documents poses significant methodological challenges, in that, despite the major advances this technology has made since the mid-2010s, the handwriting they contain is not always processed effectively. Improvements to current models rely on advancements in machine learning architectures, but also on the creation of training data. However, there is no protocol to guide the creation of this data, and behind the apparent uniformity of the annotation process required for its creation lies the need to recognize the diversity of transcription approaches implemented by training data producers. This doctoral thesis analyzes the issue of training data production to help improve the definition of annotation protocols while taking into account the diversity of practices. It incorporates the principles of Open Science as a guiding thread for addressing these challenges. The framework of this thesis is defined by a state-of-the-art review of the machine learning algorithms currently used for the automatic transcription of historical documents, including a benchmark, as well as an analysis of use cases, particularly in cultural institutions and in the Digital Humanities. The research presents an infrastructure solution for sharing training data and facilitating its discovery and reuse. Having identified the barriers to data sharing, it also presents a framework for understanding the diversity of annotation frameworks in use and improving how they are described and documented.
Directeur de thèse :
Laurent ROMARY
Cotutelle :
Université de Montréal (CANADA)
Membres du jury :
  • Directeur de thèse : Laurent ROMARY , Directeur de recherche (Inria)
  • Président : Maxime GOHIER , Professeur (Université du Québec à Rimouski)
  • Directeur de thèse : Michael SINATRA , Full professor (Université de Montréal)
  • Directeur de thèse : Emmanuel CHATEAU-DUTIER , Associate professor (Université de Montréal)
  • Rapporteur : Dominique STUTZMANN , Directeur de recherche (CNRS-IRHT)
  • Rapporteur : Elena PIERAZZO , Professeur (Centre d'études supérieures de la Renaissance, Université de Tours)
Diplôme :
Doctorat Histoire, textes, documents
Spécialité de soutenance :
Histoire et Histoire de l'Art