diplôme

Avis de soutenance HDR - Nina IAMANIDZÉ

08 décembre 2025

Informations pratiques
08 décembre 2025
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Nina IAMANIDZÉ présentera ses travaux en vue de l'obtention de son habilitation à diriger des recherches (HDR).

 

Titre des travaux : La culture visuelle en Géorgie tardo-antique et médiévale : images sculptées et savoir-faire au carrefour des traditions

Lieu de soutenance : Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne, escalier E, 1er étage, 75005 Paris. Salle Jules Delamarre (059)

Date et heure : 08 décembre 2025 à 14h

Membres du jury : Vincent DÉROCHE, Antony EASTMOND, Manuela STUDER-KARLEN, Catherine VANDERHEYDE, Ioanna RAPTI (garante)

 

Le dossier d’habilitation à diriger des recherches, intitulé La culture visuelle en Géorgie tardo-antique et médiévale : images sculptées et savoir-faire au carrefour des traditions, retrace le parcours académique de Nina Iamanidzé, articulé autour d’une spécialisation de longue date dans l’art byzantin et géorgien tardo-antique et médiéval, envisagé selon des approches interdisciplinaires. Formée à la fois à la pratique du terrain, à l’étude des sources visuelles et textuelles et à la maîtrise des langues, elle a développé une approche rigoureuse fondée sur la constitution de corpus originaux, l’analyse matérielle des œuvres et leur contextualisation dans des réseaux culturels étendus. Ses travaux antérieurs sur l’art géorgien ont posé les bases d’une réflexion approfondie sur la fonction des images, leur rôle dans la construction du sacré et leur intégration dans des dispositifs visuels et rituels complexes.

 

Le mémoire inédit, Le concept de l’entrée dans l’architecture religieuse de Géorgie : les portes et leurs décors à l’époque médiévale (Ve-XIe siècle), prolonge cette démarche en proposant la première étude d’ensemble consacrée aux portails et aux portes d’églises géorgiennes. À partir d’un corpus exhaustif, il analyse le seuil comme un espace rituel actif, lieu de médiation entre profane et sacré, et élément structurant du parcours liturgique. L’étude croise une approche typologique, iconographique et liturgique pour restituer la fonction symbolique de l’entrée, comprendre les continuités régionales et mettre en évidence les interactions avec les traditions byzantine, arménienne, irano-sassanide, syro-palestinienne et d’autres courants artistiques proche-orientaux. L’attention portée aux inscriptions, à la polychromie et à la mise en espace permet de dégager la logique interne des programmes décoratifs et de montrer comment les portails participent à l’élaboration d’une expression artistique géorgienne. Ce travail comble un vide historiographique et ouvre de larges perspectives comparatives sur les seuils dans le monde chrétien médiéval.