Avis de soutenance HDR - Hélène BLANCHOUD
12 janvier 2024
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Hélène Blanchoud présentera ses travaux en vue de l'obtention de son habilitation à diriger des recherches (HDR).
Titre des travaux : Entre stratégies de mesure et modélisation, comment appréhender le transfert des pesticides à l’échelle des bassins versants ?
Lieu de soutenance : Campus Pierre et Marie Curie, tour 46, 2ème étage, aile 46/56, salle de l’UFR.
Date et heure : 12 janvier 2024 à 10h00.
Membres du jury : Hélène Budzinski, Hélène Fenet, Laurence Mathieu, Véronique Gouy, Régis Moilleron, Claudie Doums (garante).
"Il est difficile de faire une rétrospective de sa carrière après 22 ans de recherche. J’ai essayé autant que possible de rester focalisée sur la compréhension du transfert des pesticides, en privilégiant les approches de terrain. Si les expérimentations en milieu contrôlé sont très utiles pour le paramétrage des modèles, elles sont loin de refléter la réalité. Mon idée de départ était de représenter les différents processus de transfert en distinguant le ruissellement, l’infiltration et les écoulements à l’échelle du bassin versant. Au fur et à mesure de mes expérimentations de terrain, je me rendais compte de l’ampleur de la tâche. On était encore bien loin de pouvoir représenter et modéliser correctement le transfert de l’ensemble des pesticides ni même d’une seule substance de façon correcte. L’échelle de travail la plus pertinente est pour moi le petit bassin versant spécialisé sur une pratique particulière. Ainsi, j’ai privilégié plusieurs sous bassins dont les caractéristiques permettaient au mieux de faire la relation entre les usages et la contamination : l’Orgeval pour l’agriculture en système drainé, l’Orge pour les usages urbains et la Vesle pour lequel des actions de modélisation étaient menées ont été mes terrains d’étude d’intérêt. L’objectif final reste la représentation du transfert des pesticides à l’échelle de grands bassins versants. Il fallait passer à une échelle différente comme par exemple celui du bassin versant de la Seine. Cela implique non seulement un travail conséquent de recensement des données (pédologiques, agronomiques, de pratiques phytosanitaires…) mais également de connaissance du fonctionnement hydro(géo)logique du bassin. Avec les collègues agronomes, hydrologues et les modélisateurs nous avons pu faire des premières tentatives de simulation du transfert de l’atrazine. Mais finalement ce changement d’échelle implique une simplification des données d’entrée et de prendre des échelles de temps bien différentes que celles que j’avais étudiées sur les petits bassins versants. Le dernier aspect de mes recherches concerne l’adaptation de la mesure en lien avec les marqueurs d’effets écotoxicologiques. Les pesticides restent une problématique d’intérêt majeur car il est encore aujourd’hui impossible de faire une relation directe entre l’exposome et la perte en biodiversité. Dans le milieu naturel, il faut intégrer bien d’autres pressions chimiques dont on ne voit pour l’instant que la partie émergée de l’iceberg, mais l’évolution des techniques d’analyse ouvre le champ des possibles." (Hélène Blanchoud)