diplôme

Avis de soutenance HDR - Delphine ACKERMANN

06 décembre 2025

Informations pratiques
06 décembre 2025
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Delphine ACKERMANN présentera ses travaux en vue de l'obtention de son habilitation à diriger des recherches (HDR).

 

Titre des travaux : Des pierres et des hommes. Microhistoire et épigraphie des espaces athéniens et érétriens

Lieu de soutenance : Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne, escalier E, 1er étage, 75005 Paris. Salle Gaston Paris

Date et heure : 06 décembre 2025 à 14h

Membres du jury : Richard BOUCHON, Sylvian FACHARD, Dominique MULLIEZ, Denis KNOEPFLER, Sophie MINON, Denis ROUSSET (garant)

 

Le dossier des travaux présentés, intitulé Des pierres et des hommes. Microhistoire et épigraphie des espaces athéniens et érétriens, est composé de trois éléments. 

Le mémoire de synthèse, Lego-histoire. Construction du parcours d’une historienne, expose le parcours scientifique de la candidate, ses activités d’enseignante-chercheuse et les tâches collectives qu’elle a exercées à l’université. Cet exercice de miroir donne lieu à des réflexions sur la pratique du métier d’enseignant-chercheur, et propose en conclusion des sujets de recherche à explorer de manière individuelle, collective ou dans le cadre de thèses de doctorat. Le recueil d’articles et de comptes rendus regroupe 19 études classées en cinq thématiques : religion et société ; institutions et politique athéniennes ; Érétrie : voyageurs, monuments funéraires, gymnase ; épigraphie et intelligence artificielle ; anthroponymie. Il comprend par ailleurs la monographie issue de la thèse de doctorat remaniée, Une microhistoire d’Athènes. Le dème d’Aixônè dans l’Antiquité, parue en 2018 dans la BEFAR. 

Le manuscrit inédit, « La cité des tombeaux ». Les monuments funéraires inscrits des nécropoles urbaines d’Érétrie (Eubée), se compose d’un volume de synthèse et de deux volumes de corpus. Il consiste en l’étude des monuments funéraires inscrits provenant ou susceptibles de provenir des nécropoles urbaines de la cité d’Érétrie, soit 1 176 objets. Il s’agit de l’un des corpus les plus riches de la Grèce antique. Sa vaste amplitude chronologique, du VIe s. av. J.-C. au IIIe s. apr. J.-C., permet d’enrichir l’histoire de la cité et de ses habitants sur le temps long. Une approche méthodologique encore peu pratiquée sur ce type d’objets a été mise en œuvre, celle de l’analyse des traces d’outils laissées par les artisans de la pierre. Ainsi, des réflexions nouvelles sont proposées sur les gestes de ces derniers, sur l’organisation du travail au sein des ateliers de taille de pierre, sur les exigences de la clientèle. Les lieux de découverte des monuments funéraires, analysés de manière systématique pour la première fois, permettent de redessiner la topographie des nécropoles urbaines érétriennes, encore peu explorées par l’archéologie. Bien évidemment, les épitaphes elles-mêmes font l’objet d’une étude complète, portant sur le formulaire, la langue, l’alphabet, l’onomastique et la prosopographie. Ainsi, plusieurs centaines de noms sont analysés, révélant des contacts culturels avec maintes cités ou régions parfois fort éloignées, les stratégies de familles désireuses d’afficher une certaine identité sociale ou politique, la présence dans la cité de cultes méconnus, la pratique de métiers ou activités rarement attestés. L’étude des épitaphes permet par ailleurs de mettre en lumière des catégories sociales souvent invisibilisées dans les autres sources, comme les esclaves et les affranchis.