Augustin Herr, lauréat 2025 d'une bourse de mobilité du Centre Elahé Omidyar Mir-Djalali d'études persanes (CEOMEP)
Découvrez le témoignage d'Augustin Herr, doctorant en Histoire des religions du monde iranien ancien, sous la codirection de Samra Azarnouche (EPHE – PSL, CeRMI) et de Muriel Debié (EPHE – PSL), lauréat 2025 d'une bourse de mobilité du Centre Elahé Omidyar Mir-Djalali d'études persanes (CEOMEP). Ce soutien financier lui permet de perfectionner sa maîtrise des langues anciennes, indispensable à ses recherches comparatistes sur les eschatologies de l'Antiquité tardive.
« Ma thèse porte sur une comparaison entre les destinées de deux figures du Mal, Ahriman et de Satan, dans les eschatologies collectives zoroastrienne, juive et chrétienne, dans le contexte de l’Antiquité tardive. Mon travail s’appuie sur une étude philologique et historique des discours apocalyptiques dans les formes antiques et tardo-antiques de ces religions afin d’expliquer l’existence de variations et de contradictions dans le devenir du Principe du Mal.
En étudiant les influences réciproques entre la tradition zoroastrienne et les eschatologies juive et chrétienne, j’entends dessiner les contours d’une idée commune de défaite eschatologique du Mal au sein de ces traditions. Ce travail comparatiste nécessite d’accéder à de multiples littératures, parfois extérieures au monde iranien, dans une importante variété de langues anciennes.
Je suis profondément reconnaissant envers le Centre Elahé Omidyar Mir-Djalali d'études persanes pour le soutien qu’il m’apporte en m’accordant une bourse de mobilité. Cette aide me permet de participer à l’école d’été « Summer School in Languages and Linguistics » de l’Université de Leiden, aux Pays-Bas, reconnue pour l’excellence de sa formation en langues anciennes. Je peux ainsi parfaire ma connaissance de langues telles que le sogdien chrétien, le moyen-perse, l’avestique et le grec ancien, qui constituent des outils nécessaires pour mener à bien ma recherche. » – Augustin Herr