Vincent PUECH

Diplôme :
HDR
Date :
samedi 04 juillet 2020 - 14:00
Élites, empereurs et espaces dans le monde byzantin

 Soutenance en visioconférence

 

Vincent PUECH présente ses travaux en soutenance en vue de l'obtention de l'Habilitation à diriger des recherches

  • Jury : M. CARRIE Jean Michel, M. CHEYNET Jean-Claude, M. ZUCKERMAN Constantin, M. LANIADO Avshalom, M. FEISSEL Denis, Mme CABOURET Bernadette, Mme SALIOU Catherine

Élites, empereurs et espaces dans le monde byzantin

Le recueil de travaux est organisé en quatre thèmes : l’apport de la prosopographie à l’histoire sociale et à l’histoire politique, la vision de figures impériales par elles-mêmes et par les autres, l’histoire sociale et culturelle des campagnes et des villes, les cérémonies impériales et leurs espaces. Chacun de ces thèmes donne lieu à une comparaison entre l’Antiquité tardive orientale (IVe-VIe siècles) et la dernière période byzantine (XIIIe-XIVe siècles). Ces thèmes illustrent trois préoccupations centrales : l’histoire sociale et politique des élites, la légitimité revendiquée par les empereurs, l’inscription de la société et de la culture dans des espaces géographiques. Le mémoire inédit s’intitule Les élites de cour de Constantinople (450-610) : une approche prosopographique des relations de pouvoir. Il ne propose pas une prosopographie exhaustive des élites mais s’intéresse aux individus pour lesquels on dispose de données éclairant leur relation avec le pouvoir impérial, au-delà de leurs simples titres. Il discute néanmoins le détail des carrières. Le sujet est abordé de manière chronologique, selon un découpage par règnes impériaux, mais aboutit à des conclusions d’ensemble. L’origine géographique et l’orientation religieuse des élites font apparaître des groupes dominants et présentant une cohérence liée à ces deux facteurs. Les solidarités familiales jouent un rôle comparable à leur place dans l’histoire postérieure de Byzance. Des révoltes récurrentes invoquèrent souvent la légitimité des empereurs précédents. Mais ces contestations du pouvoir impérial furent plus dangereuses dans les provinces que dans la capitale, sauf lors des deux coups d’État de 602 et 610. Si le personnel politique se renouvela fréquemment, il exista aussi une permanence de certaines factions à la cour de Constantinople, qui acquit dans cette période une forme de stabilité.