Vincent GENIN (HDR)

Diplôme :
HDR
Date :
mardi 21 juin 2022 - 13:00
La laïcité, objet de sciences sociales en France des années 1950 à aujourd’hui

Vincent GENIN présente ses travaux en soutenance en vue de l'obtention de l'Habilitation à diriger des recherches

  • Lieu : Sorbonne, Escalier E, Salle Gaston Paris - 17 rue de la Sorbonne, Paris 75005.
  • Jury : M. Jacques-Olivier Boudon, M. Emmanuel-Martin Meunier, Mme Mathilde Philip-Gay, M. Philippe Portier (garant), M. Dominique Reynié, Mme Valentine Zuber

Le mémoire inédit s’intitule La laïcité, objet de sciences sociales en France des années 1950 à aujourd’hui.

Le mémoire de synthèse s’intitule : Le temps du plâtre.

Le Recueil d’articles est divisé en deux parties : Histoire et sociologie des religions et des laïcités ; Le droit international, objet d’histoire.

Vincent Genin est un historien des sciences sociales et de la production des savoirs, en particulier dans le champ de la sociologie des religions et des laïcités. Formé à la méthode historique classique, il a consacré ses premiers travaux et sa thèse de doctorat (2012-2017) à la sociohistoire des relations internationales et du droit international aux XIXe et XXe siècles. Désirant mesurer la portée du facteur confessionnel dans l’élaboration des théories juridiques et économiques du XIXe siècle, il envisage l’œuvre de Max Weber, et plus spécialement L’Ethique protestante et l’ « esprit » du capitalisme et Confucianisme et Taoïsme. Depuis 2018, ses années passées à l’Ecole pratique des hautes études (Sciences religieuses) l’ont réorienté vers une approche qui intègre la sociologie et la philosophie politique, mais aussi les études littéraires. Attaché à la pratique wébérienne de la sociologie historique (de la production des savoirs), il se familiarise avec cette œuvre complexe, sa méthode mais aussi les obstacles à sa lecture dans un diplôme post-doctoral à l’EPHE (2020) qu’il consacre à la réception de L’Ethique protestante chez les historiens français (1905-1979). Chargé d’enseignements dans plusieurs institutions d’Enseignement Supérieur à Paris, il y enseigne l’histoire des relations internationales, des sciences religieuses et des laïcités ; cet aspect de son travail nourrit activement sa réflexion, au contact des étudiants. Fort de cette pratique historienne enrichie de nouveaux outils méthodologiques, il entreprend un vaste chantier au long cours autour de l’objet « laïcité ». La première pierre de cette entreprise est l’objet du mémoire inédit d’HDR, à savoir une archéologie intellectuelle de la construction de la laïcité conçue comme objet de sciences sociales en France depuis 1950. A partir de ce point, un programme de travail sera suivi autour de l’exploration historique, sociologique, philosophique, mais aussi réflexive, sur un mode comparatiste, de ces laïcités, en France et à l’étranger.