Thierry-Dominique HUMBRECHT (HDR)

Diplôme :
HDR
Date :
mardi 08 décembre 2020 - 14:00
Thomas d’Aquin, Dieu et la métaphysique

Thierry-Dominique HUMBRECHT présente ses travaux en soutenance en vue de l'obtention de l'Habilitation à diriger des recherches

  • Lieu : visioconférence
  • Jury : M. PORRO Pasquale, M. BONINO Serge-Thomas, M. GRELLARD Christophe, M. SPEER Andreas, M. BOULNOIS Olivier

Le dossier d’habilitation comprend trois parties :

1) Le « mémoire de synthèse » intitulé Lectures thomasiennes (102 p.), qui retrace l’essentiel du parcours scientifique du candidat depuis la thèse de doctorat de philosophie, Théologie négative et Noms divins (2004).
2) Le « mémoire inédit », intitulé Thomas d’Aquin, Dieu et la métaphysique. Nature, modalités & fonctions de la métaphysique, comprenant le rapport à Dieu de cette science, ainsi que sa confrontation avec la doctrine sacrée (1133 p.).
3) Le « dossier de travaux », comprenant la thèse de théologie, Trinité et création au prisme de la voie négative chez saint Thomas d’Aquin (2011, 788 p.) ; un livre de vulgarisation, Lire saint Thomas d’Aquin (20092, 143 p.) ; un collectif dirigé, Saint Thomas d’Aquin (2010, 21 contributeurs, 646 p.) ; et un choix d’une quarantaine d’articles (entre 2005 et 2020).

L’ensemble du dossier se distribue selon trois pôles de recherche.
Le premier concerne la suite de la théologie négative (après la thèse de philosophie), notamment l’extension de la question de la voie négative, comme modalité nécessaire du discours en théologie (Trinité, création, anges).
Le deuxième étudie l’œuvre d’Étienne Gilson, à l’occasion de rééditions de ses ouvrages, ou d’articles sur les problématiques qu’il met en œuvre (métaphysique, politique, philosophie chrétienne, thomisme…).
Le troisième, qui est le principal, porte sur le statut de la métaphysique chez Thomas d’Aquin. Ou comment il constitue une science à laquelle il ne consacre pas de traité, en dehors de déclarations de méthode, de commentaires, ou d’inclusions dans des œuvres théologiques. Chez lui, la métaphysique est-elle absorbée par la théologie, ou bien au contraire séparée et indépendante ? Si elle n’est ni l’une ni l’autre, comment Thomas l’envisage-t-il, y compris de façon différenciée selon les œuvres, ou selon les points de vue ? S’y ajoute la question de la place de Dieu en regard de la métaphysique : dedans ou dehors ?

Il a fallu distinguer chez Thomas d’Aquin trois modalités de la métaphysique : intégrée (les Anciens assumés et configurés), constituée (produite par la théologie pour ses propres fins) et manifestée (la vérité chrétienne exposée selon des raisons et les natures propres des choses).