Pauline CARMINATI

Diplôme :
Doctorat
Mention :
Religions et systèmes de pensée
Date :
lundi 14 septembre 2020 - 09:00
« Le Paradis en boutique ». L’édition de sculptures religieuses au XIXe siècle : la maison Raffl

Pauline CARMINATI soutiendra sa thèse de doctorat préparée sous la direction de Mme Isabelle SAINT-MARTIN

  • Institut national d'histoire de l'art, 2 rue Vivienne, 75002 Paris. Salle Peiresc
  • Jury : Mme Isabelle SAINT-MARTIN, Mme Claire BARBILLON, M. Philippe BOUTRY, Mme Catherine CHEVILLOT, M. Jean-Michel LENIAUD

Résumé

Le XIXe siècle apparaît comme un âge d’or du multiple en sculpture. Du mouleur ambulant à la manufacture employant plusieurs centaines d’ouvriers, l’édition sculptée a pris toutes les formes, s’est déclinée dans toutes les matières et diffusée dans toute la société. Le catholicisme n’est pas resté à l’écart de ce phénomène. Il en a été au contraire un terrain d’élection et un moteur. Pour en rendre compte, ce travail s’est appuyé sur l’étude d’une entreprise spécialisée dans la création et l’édition de sculptures religieuses : la maison Raffl. En remontant aux origines de l’entreprise au tournant du XIXe siècle et en suivant son évolution jusqu’à sa liquidation en 1953, la thèse retrace l’émergence, le rayonnement et le déclin de cette production statuaire communément qualifiée de « saintsulpicienne », éclairant un pan méconnu de l’art religieux et du décor des églises du Concordat au Concile Vatican II.

Abstract

The XIXth century appears as the Golden Age of the multiple in sculpture. From the ambulant cast maker to the crowded factory, sculptural editions circulated under all kinds of shapes, using all kinds of materials, and throughout society. Catholicism didn’t stay away from this phenomenon, and was instrumental to its birth and growth. In order to account for it, this paper focuses on the study of one particular factory, which specialized in the production of religious sculpture: the « maison Raffl ». Going back to its origins in the late XVIIIth and following its evolution up until its dissolution in 1953, this dissertation retraces the emergence, heyday and demise of this type of sculptural production, commonly labelled « saint-sulpicienne », and sheds a new light on a little known area of religious art and church decoration, from the Concordat to the Second Vatican Council.