Nicolas GARNIER

Diplôme :
HDR
Date :
mardi 07 décembre 2021 - 13:00
The Making of a Contemporary Artist in Papua New Guinea

Nicolas Garnier présente ses travaux en soutenance en vue de l'obtention de l'Habilitation à diriger des recherches

  • Lieu :  MSH - 54 boulevard Raspail - 75006 Paris. Salle 09
  • Jury : Catherine David, Nathalie Heinich, Chris Ballard, Denis Monnerie, Dan Jorgensen, André Iteanu

Nicolas Garnier travaille depuis 1997 sur les rituels et les pratiques artistiques en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ses travaux de recherche ont pris une double orientation : l’étude ethnographique d’un petit village du nord du pays, Chambri et le réseau des artistes contemporains en milieu urbain dans la capitale Port Moresby. Ses publications sur les Chambri, une population déjà connue grâce aux travaux de Margaret Mead puis de Deborah Gewertz et Frederick Errington, traitent de grands rituels (initiation, funérailles, danses masquées) en y intégrant de complexes exégèses et controverses locales. En poste à l’University of Papua New Guinea entre 2003 et 2016, sa présence dans la capitale du pays lui permet de s’impliquer activement dans la vie artistique mélanésienne contemporaine. Ses postes d’enseignant-chercheur, d’administrateur de la National Cultural Commission puis de Doyen de la Faculty of Research and Postgraduate Studies lui donne l’occasion de travailler sur le long terme avec les différents acteurs intervenant dans ce milieu et de recueillir des témoignages détaillés de la part des artistes. Cette recherche engagée lui a permis de développer un regard critique sur une société postcoloniale mélanésienne fortement marquée par le racisme. Il s’interroge sur les principales approches sociologiques de l’art vivant (Bourdieu, Becker ou Heinich) et leur apport à une meilleure compréhension des mécanismes de formation d’un milieu artistique et sur les dynamiques sociales et les tensions que la production artistique génère au sein d’une société postcoloniale. Depuis 2017, Nicolas Garnier travaille à Paris, au musée du quai Branly – Jacques Chirac où il est en charge des collections Océanie – Asie Insulaire. A ce poste il a développé de nombreux projets participatifs permettant aux communautés sources de faire entendre leur voix au sein du musée ».