Marco GHIONE

Diplôme :
Doctorat
Mention :
Religions et systèmes de pensée
Date :
mercredi 26 mai 2021 - 10:00
La nature de l’âme et du nombre dans la littérature arithmologique italienne de la seconde Renaissance (1500-1630)

Marco GHIONE soutiendra sa thèse de doctorat préparée sous la direction de M. Jean-Pierre BRACH et Mme Simona LANGELLA

Co-tutelle avec l'Université de Gênes (ITALIE)

  • EPHE - Maison des Sciences de l'Homme - 54 bd Raspail, 75006 Paris - Salle 17
  • Jury : M. Jean-Pierre BRACH, Mme Simona LANGELLA, Mme Rosanna GORRIS, Mme Raffaella SANTI, M. Pierre CAYE

Résumé

Le travail vise à étudier les liens, soit ontologiques, soit cognitifs, entre l’âme et le nombre, dans le cadre de la pensée de la seconde Renaissance, entre le XVIe et le XVIIe siècle, pendant la longe période du développement de la science moderne. Les spéculations sur l'âme, cosmique et individuelle, et le symbolisme numérique constituent une partie de l'héritage de la philosophie platonicienne qui se réaffirme dans la pensée de la Renaissance, dans le cadre d’un projet d’unification de tous les savoirs. Grâce à la réception des anciens auteurs, en particulier des philosophes néoplatoniciens, Porphyre, Jamblique et Procle, à l’époque de l’humanisme se développe un courant qui combine l’étude de l’âme, cosmique et individuelle, avec l’analyse des nombres et des proportions géométriques et musicales. Après une générale introduction et la présentation du status quaestionis, la thèse se focalise sur les principales œuvres qui traitent le thème, du De anima traditionis Opus de Cristoforo Marcello (1508) jusqu'à le De Harmonia mundi de Francesco Zorzi (1525) et les Hebdomades de Fabio Paolini (1589), en accordant une attention particulière au symbolisme numérique. Enfin, le dernier chapitre examine les fonctions de l’âme dans les recueils et les traites dédies à l’arithmologie.

Abstract

The dissertation aims to survey the ontological and cognitive relationships between soul and number in the framework of late Renaissance thought, during XVI and XVII Centuries, the crucial age of development and progressive affirmation of modern science. Mainly receiving the doctrines of Neoplatonic philosophers, especially Porphyry, Iamblichus and Proclus, during the Renaissance emerges a current of thought that combines metaphysical investigation on the soul and theories about numerical, geometrical and harmonic proportions. After a general introduction and a presentation of the status quaestionis, the study explores the main works dealing with the theme, from Cristoforo Marcello’s De anima traditionis Opus (1508) to the De Harmonia mundi of Francesco Zorzi (1525) and the Hebdomades of Fabio Paolini (1589), focusing particularly on numerical symbolism. Finally, the last chapter examines the faculties of the soul in treatises and collections concerning mathematical correspondences and analogies.