Laure CHABANNE

Diplôme :
Doctorat
Mention :
Histoire, textes et documents
Date :
jeudi 04 mars 2021 - 14:00
Cohabitation, union, divorce : architecture, peinture et sculpture à l'École des beaux-arts de Paris (fin du XVIIIe siècle - 1968)

Laure CHABANNE soutiendra sa thèse de doctorat préparée sous la direction de M. Jean-Michel LENIAUD

  • Maison des sciences de l'Homme - 54 Boulevard Raspail - 75006 Paris. Salle : 1
  • Jury : M. Jean-Michel LENIAUD, M. Alain BONNET, M. Paul-Louis RINUY, Mme Rossella FROISSART, Mme Isabelle SAINT-MARTIN, M. Jacques LUCAN

Résumé

De 1797 à 1968, l’École des beaux-arts de Paris forma côte à côte des architectes, des peintres et des sculpteurs. Née au lendemain de la Révolution, lorsque ce qui restait de l’école de l’ancienne Académie royale d’architecture fut rattaché à l’école de l’ancienne Académie royale de peinture et sculpture, elle conserva la trace de ce double héritage dans son mode de fonctionnement tout en offrant aux représentants des trois arts un cadre institutionnel et un destin communs pendant près de cent soixante-dix ans. Cette étude examine les interactions qu’entraîna cette cohabitation, principalement sous deux aspects. D’une part, elle aborde l’évolution de l’enseignement de l’architecture après sa réunion à celui de la peinture et de la sculpture, qui conduisit à la mise en place du système de formation « Beaux-Arts », de renom international, puis sa remise en question à partir de l’Entre-deuxguerres, qui entraîna le départ des architectes de l’École. Nous nous attacherons aussi tout particulièrement aux différents dispositifs pédagogiques interdisciplinaires mis en place au sein de celle-ci : l’enseignement simultané des trois arts, destiné à familiariser tous les élèves avec la pratique du dessin et du modelage et avec les principes de l’architecture ; l’enseignement de la décoration et de l’art monumental (concours Rougevin et Godeboeuf, concours Jauvin d’Attainville, cours et concours de composition décorative, section d’art monumental) ; enfin, les concours où architectes, peintres et sculpteurs faisaient équipe pour s’entraîner à répondre ensemble à des programmes architecturaux (concours en collaboration, concours d’art monumental).

Abstract

From 1797 to 1968, the École des Beaux-Arts in Paris trained architects as well as painters and sculptors. This school came into being in the aftermath of the French Revolution, when the remainings of the school of the former Académie royale d’architecture gathered with the school of the former Académie royale de peinture et de sculpture. Even if that double legacy shaped its structure, painters, sculptors and architects lived for nearly one hundred and seventy years a common destiny. This study questions two main aspects of their relationships within this framework. Firstly, we will examine how architectural education evolved after 1797 into the world-reknowned « Beaux-Arts » training and how it was challenged from the 1930s onward, leading to its removal from the École des beaux-arts. Secondly, we will emphasize the various training programmes and competitions which fostered interdisciplinary approach : « enseignement simultané des trois arts », aimed at developing skills in drawing, modelling and architectural design among all students ; decorative and monumental art studies (« concours Rougevin », « concours Godeboeuf », « concours Jauvin d’Attainville », « concours de composition décorative », lessons, studio work and « section d’art monumental ») ; competitions where architects teamed up with painters and sculptors in order to improve their ability to work together on architectural projects (« concours en collaboration », « concours d’art monumental »).