Frédéric GONAND

Diplôme :
Doctorat
Mention :
Histoire, textes et documents
Date :
mercredi 22 juin 2022 - 14:00
L’influence des facteurs économiques sur la peinture italienne au XVIe siècle : une approche historiographique et transdisciplinaire

Frédéric GONAND soutiendra sa thèse de doctorat préparée sous la direction de M. Michel HOCHMANN

  • Sorbonne - 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris. Salle : Jules Delamarre (D059) - Escalier E, 1er étage
  • Jury : M. Michel HOCHMANN, Mme Maria Clelia GALASSI, Mme Stefania MASON, M. Pierre-Michel MENGER, M. Mickaël SZANTO, M. François-René MARTIN

Résumé

La thèse étudie les travaux des historiens de l’art depuis les années 1970 sur la demande et l’offre de peintures au Cinquecento. Un chapitre préliminaire montre que les concepts élaborés sur le sujet avant les années 1970 demeurent globalement pertinents mais très généraux. Le chapitre sur la demande montre que les historiens de la peinture du Cinquecento ont pu emprunter à l’histoire des idées, à l’anthropologie ou aux gender studies ; analyse les travaux sur une augmentation sensible de la demande de peintures en Italie au XVIe siècle ; et montre l’apport de l’analyse économique sur ces questions (motifs extrinsèques de consommation ou économétrie). Le chapitre sur l’offre distingue selon qu’une peinture est destinée ou non à être échangée sur un « marché ». Dans le premier cas, on étude la mesure du prix de marché et les gains de productivité des peintres, ainsi que le développement encore limité des structures de marché (foires, enchères, marchands). Dans le deuxième cas, on évoque le débat entre historiens au sujet du rôle des guildes ou Académies au XVIe siècle italien – auquel l’analyse économique peut contribuer -, puis analyse les interactions réciproques entre peintres et commanditaires sous l’angle de la théorie des jeux.

Abstract

This thesis examines the work of art historians since the 1970s on the demand and supply of paintings in the Cinquecento. A preliminary chapter shows that the concepts developed on the subject before the 1970s remain broadly relevant but very general. The chapter on demand shows that historians of Cinquecento painting were able to borrow from the history of ideas, anthropology or gender studies; analyzes the work on a significant increase in the demand for paintings in Italy in the sixteenth century; and shows the contribution of economic analysis on these issues (extrinsic motives of consumption or econometrics). The chapter on supply makes a distinction between whether a painting is intended to be traded on a "market" or not. In the first case, we study the measurement of the market price and the productivity gains of painters, as well as the still limited development of market structures (fairs, auctions, merchants). In the second case, the debate among historians about the role of guilds or academies in sixteenth-century Italy - to which economic analysis can contribute - is evoked, followed by an analysis of the reciprocal interactions between painters and patrons from the perspective of game theory.