Elodie GUIGON

Diplôme :
HDR
Date :
mercredi 01 décembre 2021 - 14:00
Les micropolluants organiques dans l'atmosphère : sources, dispersion et dangers sanitaires

Elodie GUIGON présente ses travaux en soutenance en vue de l'obtention de l'Habilitation à diriger des recherches

  • Lieu :  Sorbonne Université, Campus Pierre et Marie Curie, 4 place Jussieu 75005 Paris. Salle de conférence de l'UFR TEB (Couloir 46-56, 2e étage)
  • Jury : M GARRIGUES Philippe, M. CODDEVILLE Patrice, Mme MATHIEU Laurence, Mme LE BOT Barbara, Mme KAROLAK Sara, Mme DOUMS Claudie

Les activités humaines génèrent l’émission d’un grand nombre de composés chimiques dans l’environnement. En particulier, certains micropolluants sont des composés organiques semi-volatils et aussi des composés perturbateurs endocriniens suspectés ou avérés. Ils participent ainsi à la pollution de l’air. Il est donc important de connaitre le niveau de contamination de l’air pour cette catégorie de polluants, leurs sources et d’évaluer les dangers sanitaires qu’ils peuvent engendrer. Ce travail synthétise les résultats des plusieurs projets réalisés depuis 2010 en région parisienne. Quelque soit le milieu (urbain rural, forestier) et la saison, la présence des micropolluants recherchés est avérée dans l’air intérieur et extérieur. Ces composés se répartissent entre les phases gazeuse et particulaire de l’air et sont aussi décelés dans les retombées atmosphériques. Les niveaux de concentrations varient en fonction des familles des composés : les phtalates sont prédominants suivis des hydrocarbures aromatiques polycycliques et les alkylphénols. Ces micropolluants sont émis par volatilisation ou par combustion et leurs sources sont principalement diffuses et d’origine urbaines. Si l’évaluation des risques d’exposition aux concentrations individuelles montre qu’il y a une absence de risque additionnel d’apparition de cancer, les tests in vitro indiquent que les extraits d’air présentent un potentiel oestrogénique significatif. Ce potentiel oestrogénique serait en lien avec les concentrations en phtalates, les alkylphénols, les muscs synthétiques et les parabènes. Ces travaux vont se poursuivre d’une part en étudiant la relation entre la contamination des retombées atmosphériques et la répartition de micropolluants sur les particules selon leur taille aérodynamique. D’autre part, un deuxième projet visera à étudier la bioaccéssibilité /biodisponibilité cellulaire des micropolluants adsorbés sur les particules afin de mieux appréhender les risques liées à l’inhalation de ces particules.