Clary LEFEBVRE DE PLINVAL SALGUES

Diplôme :
Doctorat
Mention :
Religions et systèmes de pensée
Date :
samedi 09 avril 2022 - 14:00
Les femmes de la généalogie matthéenne du Christ dans la littérature patristique

Clary LEFEBVRE DE PLINVAL SALGUES soutiendra sa thèse de doctorat préparée sous la direction de Mme Marie-Odile BOULNOIS

  • École Normale Supérieure - 45, rue d'Ulm, 75005 Paris. Salle : Cavaillès
  • Jury : Mme Marie-Odile BOULNOIS, Mme Emanuela PRINZIVALLI, Mme Catherine BROC-SCHMEZER, M. Frédéric CHAPOT, M. Stéphane GIOANNI

Résumé

Thamar, Rahab, Ruth et Bethsabée, dont la vie semble contourner la Loi d'une manière ou d'une autre sont les seules femmes que l'évangéliste Matthieu mentionne dans la généalogie de Jésus (Mt 1,1-17). Ce choix, aussi bien que les récits vétéro-testamentaires de leur vie, a suscité de nombreuses interprétations chez les premiers auteurs chrétiens. Origène, Eusèbe de Césarée, Ambroise de Milan, Jean Chrysostome et Éphrem de Nisibe ont affronté le problème de la mention de ces aïeules dans la généalogie : nous analysons leur exégèse avant d’examiner plus largement la réception de ces personnages dans la littérature ancienne. La multiplicité des figures qui se dégagent est révélatrice de la polysémie des récits vétéro-testamentaires concernant ces femmes et de la pluralité des enjeux qui peuvent leur être associés ; elle explique que leur insertion dans le prologue matthéen ne trouve pas de justification univoque et définitive. Thamar, Rahab, Ruth et Bethsabée, dont la vie semble contourner la Loi d'une manière ou d'une autre sont les seules femmes que l'évangéliste Matthieu mentionne dans la généalogie de Jésus(Mt 1,1-17). Ce choix, aussi bien que les récits vétéro-testamentaires de leur vie, a suscité de nombreuses interprétations chez les premiers auteurs chrétiens. Origène, Eusèbe de Césarée, Ambroise de Milan, Jean Chrysostome et Éphrem de Nisibe ont affronté le problème de la mention de ces aïeules dans la généalogie : nous analysons leur exégèse avant d’examiner plus largement la réception de ces personnages dans la littérature ancienne. La multiplicité des figures qui se dégagent est révélatrice de la polysémie des récits vétéro-testamentaires concernant ces femmes et de la pluralité des enjeux qui peuvent leur être associés ; elle explique que leur insertion dans le prologue matthéen ne trouve pas de justification univoque et définitive.

Abstract

Thamar, Rahab, Ruth and Bathsheba, whose life seems to circumvent the Law in one way or another, are the only women that Matthew mentions in the genealogy of Jesus (Mt 1:1-17). This choice, as well as the Old Testament narratives about their life, provoked numerous interpretations among ancient Christian authors. Origen, Eusebius of Caesarea, Ambrose of Milan, John Chrysostom and Ephrem of Nisibis faced the problem of the inclusion of these foremothers in the genealogy: we analyse their exegesis before examining more broadly the reception of these characters in ancient literature. The multiplicity of figures that emerge reveals the polysemy of the Old Testament accounts concerning these women and the plurality of the issues that can be associated with them; it explains why their inclusion in the Matthean prologue does not find a univocal and definitive justification. Thamar, Rahab, Ruthand Bathsheba, whose life seems to circumvent the Law in one way or another, are the only women that Matthew mentions in the genealogy of Jesus (Mt 1:1-17). This choice, as well as the Old Testament narratives about their life, provoked numerous interpretations among ancient Christian authors. Origen, Eusebius of Caesarea, Ambrose of Milan, John Chrysostom and Ephrem of Nisibis faced the problem of the inclusion of these foremothers in the genealogy: we analyse their exegesis before examining more broadly the reception of these characters in ancient literature. The multiplicity of figures that emerge reveals the polysemy of the Old Testament accounts concerning these women and the plurality of the issues that can be associated with them; it explains why their inclusion in the Matthean prologue does not find a univocal and definitive justification.