Christian MAZET

Diplôme :
Doctorat
Mention :
Histoire, textes et documents
Date :
mercredi 07 octobre 2020 - 14:00
Meixoparthenoi. L'hybridité femme-animal en Méditerranée orientalisante et archaïque (VIIIe – VIe s. av. J.-C.)

Christian MAZET soutiendra sa thèse de doctorat préparée sous la direction de M. Stéphane VERGER

  • École normale supérieure - Département de Physique - 24 rue Lhomond, 75005 Paris. Salle : L357/359
  • Jury : M. Stéphane VERGER, Mme Anne COULIÉ, Mme Agnès ROUVERET, Mme Natacha LUBTCHANSKY, M. François de POLIGNAC, Mme Giulia ROCCO

Résumé

Dans l’art et la pensée de diverses cultures de la Méditerranée orientalisante et archaïque (VIIIe VIe siècles av. J.-C.), le répertoire figuratif oriental a joué un rôle significatif en tant que source d’inspiration de nombreuses créations iconographiques. Ce travail de thèse a pour objectif d’évaluer cette question de l’« orientalisation » des images à la lumière d’un thème particulier, l’iconographie de l’hybridité femme-animal, à travers les sources littéraires antiques, leurs modèles (allogènes ou endémiques), leurs circulations, leurs expérimentations et leurs utilisations en contexte archéologique. Très tôt intégrées à l’imaginaire de la Grèce antique, les hybrides féminins sont l’une des manifestations les plus caractéristiques de ces emprunts orientaux attestés sur un nombre considérable de productions matérielles. Il s’agit de définir quels sont les facteurs et les acteurs de ces appropriations, réinterprétations et transformations, en interrogeant en particulier le rôle des artisans itinérants et le contexte de réception des modèles. Dans cette optique, notre recherche tente de déterminer si les populations réceptrices s’approprient le sens originel de ces images venues du monde égéo-oriental, qu’il convient déjà de déterminer, ou si ces dernières subissent une re-sémantisation d’ordre symbolique, voire idéologique. Cette recherche s’appuie sur les occurrences du thème dans les cultures proche-orientale, grecque, étrusque et italique.

Abstract

In the art and thought of various cultures of the orientalising and archaic Mediterranean (8th 6th centuries BC), the Oriental figurative repertoire played a significant role as a source of inspiration for many iconographic creations. This PhD thesis aims to evaluate this question of the “orientalisation” of images in the light of a particular theme, the iconography of the woman-animal hybridity, through ancient literary sources, their models (allogeneic or endemic), their circulations, their experiments and their uses in archaeological context. Very soon integrated into the imaginary of ancient Greece, the female hybrids are one of the most characteristic manifestations of these oriental loans attested on a considerable number of material productions. It is about defining the factors and the actors of these appropriations, reinterpretations and transformations, by questioning particularly the role of the itinerant craftsmen and the context of reception of the models. In this perspective, our research attempts to determine whether the receptor populations appropriate the original meaning of these images from the Aegean-Eastern world, which should already be determined, or if they undergo a re-semantisation of a symbolic order, even ideological. This research is based on the occurrences of the theme in the Near Eastern, Greek, Etruscan and Italic cultures.